LES ARTISTES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Naïm Aït-Sidhoum // La Prophétesse

Après des études à l’École nationale supérieure d'architecture de Grenoble, Naïm Aït-Sidhoum co-réalise ses

premiers court-métrages, avant de créer une structure de production associative, portant le nom du quartier

où il s’installe : Les Films de la Villeneuve. Il produit alors notamment Guy Môquet (2014) de Demis Herenger,

sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et nommé au César de meilleur court-métrage.

Il réalise aussi Africa (2017), qui dépeint de façon documentaire le processus de création théâtrale d’une pièce

sur l’Afrique. En 2021, il réalise une adaptation contemporaine sur la légende de Kunta Kinte en collaboration avec

les jeunes du quartier de la Villeneuve. 

 

 

Mali Arun // Surville

Diplômée des Beaux-Arts de Paris, Tianjin et Bruxelles, Mali Arun réalise et mêle dans son travail fictions,

documentaires et installations vidéos. Elle questionne la notion de frontières, les espaces en marge et la façon

dont l’Homme s’approprie les territoires. En 2018 elle remporte le Grand Prix du Salon de Montrouge  et expose

au Palais de Tokyo. Son long-métrage La Maison (2019) a remporté le prix du Meilleur film de la Compétition

Internationale Burning Lights lors du festival Vision du Réel à Nyon.

 

 

Clémentine Baert // Je nous promets

Comédienne de formation, Clémentine Baert joue régulièrement dans des créations de Bob Wilson,

Pascal Rambert ou Oriza Hirata. Au cinéma, elle collabore avec des réalisateurs comme Emmanuel Mouret

(Laissons Lucie faire), Jean-Charles Fitoussi (Les jours où je n’existe pas), Philippe Lioret (Toutes nos envies)

ou encore Wim Wenders (Submergence). Après plusieurs projets de mise en scène dont Alors est-ce que c’est là ?,

elle dirige un atelier de création théâtrale avec des jeunes pour la 6ème édition du programme Adolescence et

territoire(s) autour de l’engagement. Le film Je nous promets, réalisé dans le cadre du programme "Que Faire ?" 

avec ces jeunes issus du nord parision, est sa première réalisation. Le film a été montré publiquement aux

Ateliers Berthier/Théâtre de l'Odéon, au Forum des Images, au Cinéma des cinéastes, et a fait l'objet de

plusieurs sélections en Festival (dont Côté Court de Pantin).

Louidgi Beltrame // Trois variations sur l'amitié

Loudgi Beltrame interroge, dans ses vidéos et installations, les vestiges de l’architecture moderniste. Diplômé de

la Villa Arson, des Beaux-Arts de Marseille et du Fresnoy, il fait l’objet de nombreuses expositions personnelles ou

collectives (Palais de Tokyo ; Jeu de Paume ; Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg ; la Galerie

Jousse, ou encore la Fondation Ricard). 

Olivier Bosson // Le service des phobies

Olivier Bosson est un artiste contemporain, réalisateur et performeur français. Il réalise des projets souvent

participatifs, avec de nombreux habitants et comédiens non-professionnels castés sur les lieux du tournage.

Attaché à une certaine esthétique vidéo, il met en scène des fictions chorales, documentaires et sociales,

comme 200% (2010, co-réalisé avec Nicolas Boone) fresque éclatée sur la banlieue ou Tropique (2016)

qui évoque avec une grande liberté la question de la migration.

Guillaume Brac // Hénin Beaumont 2021

Diplômé́ de la Fémis en production, Guillaume Brac cofonde la société Année Zéro avec laquelle il réalise et

produit un court-métrage Le Naufragé en 2009, puis un moyen-métrage Un monde sans femmes en 2011,

primé dans de nombreux festivals en France et à l’étranger. En 2013, il réalise son premier long-métrage,

Tonnerre, présenté en Compétition au Festival de Locarno. Il réalise ensuite un moyen-métrage documentaire

Le Repos des braves. Après Contes de juillet dont la première partie se déroule à la base de loisirs de

Cergy Pontoise, il retrouve ce décor pour L’Île au trésor, long-métrage documentaire.

En 2020, il réalise le long-métrage de fiction A Abordage co-produit et diffusé par Arte,

sélectionné à la Berlinale et diffusé en salles.

Caroline Capelle et Ombline Ley // B.R.I.N.

Après des études communes à l’école nationale des Arts Décoratifs de Paris, elles réalisent des courts métrages

seules (Et puis tout passe, 2013 pour Caroline Capelle ; Cavernicole, 2015 pour Ombline Ley) ou ensemble

(Baltic Princess, 2013). Révélées avec leur premier long-métrage, Dans la terrible jungle (2018), Ombline Ley et

Caroline Capelle y filment des adolescents de l'Institut médico-éducatif la Pépinière à Loos. Lumineux et à hauteur

de leurs personnages, elles y affirment une approche poétique, un ton décalé et un sens du cadre que l’on

retrouve dans l’ensemble de leur filmographie.

 

 

Alexandra Kandy Longuet // Une nouvelle ère

Diplômée d’un master en réalisation documentaire à l’IAD de Louvain, Alexandra Kandy Longuet réalise

As she left (2012) et Nouvelle-Orléans, Laboratoire de l’Amérique (2016, tournés en Louisiane après le passage

de l'ouragan Katrina. Elle y mêle un approche très documentée et poétique, et dresse le portrait de ceux qui

restent, les oubliés. Son long-métrage Vacancy (2018) poursuit son exploration des États-Unis au cœur d’un

motel métaphore d’une société fracturée, il a été notamment présenté aux États généraux du documentaire

de Lussas en 2019. Elle réalise en 2020 Chasser les dragons, dans lequel elle installe sa caméra dans une salle de

consommation de stupéfiants à moindre risque, à Liège. Alexandra Kandy Longuet travaille par ailleurs

régulièrement à la radio et présente ses documentaires sonores sur France Culture et La Première (RTBF). 

Son film Une Nouvelle ère, réalisé dans le cadre du programme "Que Faire ?" avec les jeunes de Lille, interpelle

sur les désastres de l’Anthropocène et propose des voies d'engagement pour dépasser l’éco-anxiété.

 

Laurent Lacotte // Agora

Principalement réalisées in situ dans l’espace publique, les oeuvres de Laurent Lacotte se nourrissent du réel et

ses détails, par des gestes éphémères et percutants, souvent poétiques et décalés. En tant que plasticien ou

photographe, il met en avant les dysfonctionnements de nos sociétés contemporaines. Il a exposé son travail dans

de nombreuses expositions personnelles et collectives en France (Mulhouse Art Contemporain ; Pharo à Marseille 

La Maison Rouge ; Le Palais de Tokyo ; ou encore la Galerie Les Filles du Calvaire) mais aussi à l'étranger. Agora,

projet des jeunes de Belleville réalisé dans le cadre du programme "Que Faire?", est son premier film.

 

Fanny Liatard et Jérémy Trouilh // Sarah, reviens !

Tous les deux diplômés de Science-Po, Fanny Liatard et Jérémy Trouilh se retrouvent autour de projets de fictions.

Ensemble, ils scénarisent et réalisent notamment Gagarine (2015), La République des enchanteurs (2016) -

primé au Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand et à Côté court à Pantin - et 

Chien bleu (2018), présenté à Clermont-Ferrand et nominé au Césars. Leur premier long métrage, Gagarine,

prolongement du court métrage, a été sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2020,

pré-selectionné pour représenter la France aux Oscars, nominé et récompensé à de nombreuses reprises. 

 

 

Randa Maroufi // Dans mon réseau

Ancienne étudiante des Beaux-arts de Tétouan et d’Angers, Randa Maroufi réalise ses premiers films lors de son

passage au Fresnoy, notamment Le Park (2015), reconstitution déambulatoire dans des images postées par les

jeunes marocains sur les réseaux sociaux, qui remporte de nombreux prix en festivals. Son dernier film Bab Sebta

(2019), se situe à la frontière de Ceuta, enclave espagnole au Maroc. Dans une démarche éminemment politique,

Randa Maroufi interroge et détourne le statut des images, questionne autant le genre que la (non)-circulation des

corps notamment dans sa série photographique et son film Les Intruses (2019), où les femmes prennent la place

des hommes dans l'espace public de la Goutte d'Or à Paris. Son film Dans mon réseau, réalisé dans le cadre du

programme "Que Faire ?" avec les jeunes de Clichy-Montfermeil, interroge sur la représentation de soi à l'ère des

réseaux sociaux. Il a été sélectionné dans de nombreux festivals et évènements au niveau national et international.

 

Flavie Pinatel // Etats-Unis

Née en 1977 à Marseille où elle a fait les Beaux-Arts, Flavie Pinatel est réalisatrice, chef-opératrice et plasticienne

basée entre Marseille et Aubervilliers. On a pu voir son travail entre autres au FIDMarseille, à la Biennale de

Lyon 2011, au BAL, à la Galerie de l'École d'Architecture de La Villette, à Vision du Réel (Nyon)...

Un temps collaboratrice régulière de Valérie Jouve, elle fut par ailleurs réalisatrice pour Arte (Métropolis) et

Canal Plus (Mensomadaire). Elle enseigne actuellement les Arts Plastiques à l’Ecole d’architecture de la Villette.

Son dernier film, Ramallah compte à ce jour plus de vingt sélections en festivals parmi lesquels : le FID,

Clermont-Ferrand, Aubagne, Amiens, Lens Politica, Alternativa Barcelona…

 

 

 

Vincent Pouplard // Les veilleurs

Né en France en 1980, Vincent Pouplard travaille en tant que cinéaste et intervenant cinéma. Après des études

croisées de sociologie et de photographie, il fait un pas vers le cinéma expérimental et les performances mêlant

musique et images, au sein du duo Angelopoulos. En 2010, il réalise le Silence de la Carpe, son premier geste

documentaire à la suite d’un atelier de réalisation à Cinédoc.

Entre cinéma expérimental et documentaire brut, il suit des personnages indociles et révèlent des trajectoires

souvent invisibilisées, comme dans Pas comme des loups (2017) ou Ce n’est qu’après (2019), qui obtiendront de

nombreux prix en festival. Son film Les Veilleurs, réalisé dans le cadre du programme "Que Faire ?" avec les jeunes des Centres sociaux de Château-Thierry, interroge la place du sommeil dans nos sociétés. Le film a été notamment été montré aux

Etats Généraux du film documentaire de Lussas et continue à ce jour son parcours en festivals.

 

 

Clio Simon // Les rêves prendront leurs revanches

Clio Simon, plasticienne et vidéaste diplômée du Fresnoy, explore les modes de vies en société de l’Homme et

travaille l’image comme trace poétique, entre fictions et imaginaires. Elle a collaboré et présenté son travail au

Fresnoy, au Centre Pompidou et à l’EHESS. Elle réalise notamment, au Chili, Le bruissement de la parole (2013)

et Camanchaca (2014). Son film Is it a true story telling ? (2018) est présenté au Festival International de Films de

Femmes et au Festival International du Documentaire Émergent. 

 

Daniel Touati // Les espoirs et Nos avenirs

Après des études d’Histoire, Daniel Touati se tourne vers la réalisation avec un premier film documentaire 

Santaella (2008). Un temps artiste résident à la Casa de Velázquez de Madrid, il complète sa formation en

cinéma documentaire à la Pompeu Fabra de Barcelone. Fidèle au cinéma direct, il dresse des portraits intimistes,

comme dans son film Frère et Sœur (2014), diffusé sur Arte et récompensé au festival de Locarno et de Namur.

Son film Les Espoirs, réalisé dans le cadre du programme "Que Faire ?" avec les jeunes de Roubaix, a notamment

été sélectionné au DOK Leipzig en Allemagne.

T_DSC3685.jpg

Daniel Touati et les jeunes du lycée Maxence Van der Meersch lors de l'atelier "Que Faire" de Roubaix, tournage des "Espoirs" Copyright LE BAL/Marianne Baisnée

LOGO-FABRIQUE-LE BAL-blanc copie.png