LILLE, 2019

UNE NOUVELLE ÈRE

 

un projet des jeunes du Collège Nina Simone et du Lycée International Montebello

Kamilya Atrous, Chaïneze Belarbi, Paul Boisson, Mallek Boudinar, Antoine Ciry, Mamady Conde, Fatima El Bouziani, Fiona Maréchal, Satine Maréchal, Nassim Medane, Sofian Motrani, Soumah Fatoumata Tafsir, Maxime Tranchant, Anaïs Watelle

et Naïma Charrouti, Jean-François Delautre, Audrey Goudez, Brahim Zidane, enseignants référents

réalisé par Alexandra Kandy Longuet

avec la participation du slammeur Mwano, de l'apicultrice Émilie Banasik au rucher-école du Rieulay, et de l'association Un toit pour les abeilles.

C’est en recueillant la parole de personnes souffrant d’éco-anxiété que les jeunes du collège Nina Simone et du Lycée International Montebello de Lille ont choisi de dénoncer l’inaction climatique de leurs aînés. Ce film, dirigé par l’artiste Alexandra Kandy Longuet, est leur réponse, concrète et collective, au changement climatique et à ses conséquences.

 C’est la thématique écologique qui a rassemblé ce groupe mixte de 14 jeunes issus d’une classe de Troisième du Collège Nina Simone et d’une classe de Seconde du Lycée International Montebello, attestant une nouvelle fois de la forte mobilisation de la jeunesse pour cette cause. Les jeunes et Alexandra Kandy Longuet ont voulu rendre compte des diverses expressions de la « solastalgie », néologisme formé par Glenn Albrecht (et repris notamment par Alice Desbiolles ou Baptiste Morizot) à partir de « nostalgie », mais associant à l’algia (la douleur, le mal) non plus le nostos (le retour) mais le solacium (le réconfort). Pour Albrecht, la solastalgie désigne l’« Expérience vécue d’un changement environnemental perçu négativement ». Vécue comme malaise, « la détresse solastalgique est parfaitement normale : elle indique que vous avez un lien puissant avec votre environnement, explique Albrecht, et que vous souhaitez le conserver. »

 

 Quelles sont les raisons de ce mal-être ? Comment se matérialise-t-il ? Y a-t-il des changements possibles ? sont quelques-unes des questions auxquelles ont répondu des éco-anxieux pour ce film. Forts des témoignages recueillis, les jeunes ont à leur tour voulu exprimer leur anxiété et leurs réflexions sur l’avenir de la planète – qu’ils ont synthétisés en un slam, écrit avec l’aide du slammeur Mwano – et agir à leur échelle, en partant à la rencontre de Émilie Banasik, apicultrice à Rieulay, près de Lille, en vue de parrainer une ruche créée spécialement pour l’occasion.

"De plus en plus de personnes normalisaient les manifestations et disaient que ça ne servait plus à rien, ‘concentrez-vous sur Parcoursup’ plutôt… Si la planète meurt, je n’aurais pas le temps d’avoir un travail, des enfants etc.

Le principal combat, le plus important, c'est le climat : on n'a pas de deuxième Terre.

Alors ça me paraît évident que l'on devrait se battre ensemble.

Kamilya A. 

DIFFUSIONS

  •    Une nouvelle ère a été présenté pour la première fois samedi 14 décembre au cinéma l'Univers à Lille.

"Dans ces manifestations pour l’écologie, il y a beaucoup de primo-manifestants et c’est intéressant de voir qu’il y a toute une partie de la jeunesse qui se politise à travers la question écologique. Ces discours sur la primauté de ce sujet dans le débat public vient de cette jeunesse qui prend conscience des enjeux politiques pour l’avenir. Le film montre très bien cela."

Maxime Gaborit, sociologue

Lors d'un échange animé par la journaliste Zoé Sfez (France Culture), les jeunes et la réalisatrice Alexandra Kandy Longuet ont retracé la genèse de ce projet. Avec les invités Maxime Gaborit, sociologue et membre du collectif Quantité Critique, et Florian, militant du mouvement Extinction Rebellion Lille, ils ont échangé sur les différents types de réactions face à l'urgence climatique ainsi que sur la question de l’engagement. Dans le prolongement de l'action mis en place dans le film, et à l’issue de la projection, certains d’entre eux ont vendu le miel pro​duit par les 80 000 ab​eilles de la ruche ainsi crée et parrainée, afin d'autofinancer son fonctionnement. 

"La tristesse que l’on reçoit avec les témoignages de ce film, on la ressent aussi : c’est l’essence du militantisme, ce qui nous fait agir. Cette tristesse, cette colère, se traduit dans ces groupes en énergie positive qui se transforme en actions.  L’une des manières que l’on peut avoir de lutter contre le réchauffement climatique et la dégradation de notre environnement en général c’est d’apprendre à tisser des liens de solidarité entre nous. Plus on sera solidaires, plus on sera résilients."

Florian, militant d’Extinction Rébellion

  •    Une nouvelle ère est diffusé depuis mars 2020 sur ERSILIA, plateforme numérique collaborative d’éducation à l’image du BAL. L’ensemble de la communauté éducative et culturelle (42.000 utilisateurs) a donc la possibilité d’accéder au film, découvrir ses étapes      de conception ainsi que des éclairages sur des notions clés. La création des jeunes devient une véritable ressource pédagogique.           Avec ERSILIA, LE BAL et ARTE s’associent pour proposer aux enseignants de toutes disciplines et leurs élèves un outil de travail collaboratif.

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Pour voir le film en intégralité, écrivez nous : ici

Ce projet a été réalisé dans le cadre du programme QUE FAIRE ?, proposé par LE BAL / La Fabrique du Regard,

avec le soutien de l'Agence nationale de la cohésion des territoiresla Fondation AG2R La Mondialela Fondation Paris Habitat, la Fondation SUEZ, le Fonds de Dotation du Grand Paris Express

et le Cercle des 100 Amis Mécènes du BAL

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